L’électro Made in France

66. C’est le nombre de certifications pour les albums et les singles made in France en 2017. Il existe plusieurs niveaux de certifications, allant pour les albums de disque d’or (50.000 ventes) à disque de diamant (500.000 ventes). Un single est certifié dès lors que son nombre de vues en streaming dépasse la barre des 10 millions. Le Bureau Export, organisme chargé de soutenir les productions musicales françaises à l’étranger, recense une progression de 74 % des certifications par rapport à 2016. Principal moteur de cette hausse, l’électro français, qui s’exporte de plus en plus à l’international.

Les précurseurs de la French Touch

Même si son nom est parfois décrié, David Guetta est depuis les années 1990 l’incarnation de cette French Touch avec sa music house et électro. De cette génération émergent une pléiade de talents made in France. Dans un style électro house, Martin Solveig ou encore Bob Sinclar rythment les années 2000. Et puis qui d’autre que les iconiques vengeurs masqués Daft Punk pour représenter l’électro français à l’international. Leur album Random Access Memories (2013) explose tous les records. Le titre Get Luckys’écoule a plus de 700.000 copies en Angleterre, cinq petites semaines après sa sortie. Numéro un des ventes en France dès sa sortie, le single Starboy (2016), en featuring avec The Weeknd, a déferlé sur la planète, séduisant par sa noirceur et sa sensualité le Mexique, le Canada, la Suède, ou encore la Nouvelle-Zélande. Le hit atteint même la première marche du Hot 100 américain à la fin de l’année 2016. Une première pour le groupe.

La scène éléctro Gay et Queer en France

Ce documentaire, réalisé par la journaliste Laureline Testé Cianfrani, traite des nouveaux enjeux des nuits LGBT, en allant à la rencontre de collectifs parisiens créateurs d’évènements vecteurs de mixité. Ils parlent de musique, de techno et de house, mais aussi d’art, de spectacle et de show. Des sujets tels que l’homophobie, l’hétérophobie ou la séduction sont traités sans détour.

Antoine Baduel, animateur sur Radio FG, y conte les débuts de la scène clubbing LGBT. Il se charge de contextualiser les faits, et fait un peu d’histoire, notamment celle de clubs mythiques comme le Pulp ce club lesbien sur les grands boulevards, à deux pas du Rex Club, qui a marqué les années 2000 en formant une génération de DJ’s comme Jennifer Cardini ou Chloé. De 1997 à 2007, c’est l’âge d’or du Pulp. À sa fermeture, un renouveau s’opère dans les soirées parisiennes LGBT. C’est l’émergence de nouveaux collectifs, dont le Bal Con, qui organise des soirées « Tragédies musicales queer » au Badaboum.

Playlist electro LGBT by Clubbing –